Dans ce document, Loïc Makosso défend l’idée d’un capitalisme d’État comme modèle économique viable pour la République du Congo. Il explore comment l’État peut jouer un rôle central dans l’économie pour préparer l’après-pétrole et diversifier les sources de revenus du pays.
1. La nécessité de préparer l’après-pétrole
• L’économie congolaise dépend fortement du pétrole (85 % des exportations, 65 % du PIB).
• Avec le vieillissement des puits pétroliers, la diversification devient essentielle.
• L’État pourrait utiliser des mécanismes comme la Provision pour Investissements Diversifiés (PID) pour financer des secteurs stratégiques (immobilier, énergie, agriculture).
• Inspiré des modèles asiatiques et du Moyen-Orient, le Congo pourrait créer des “champions nationaux”, des entreprises stratégiques avec une participation publique et un transfert de technologie.
2. Aménagement du cadre juridique et institutionnel
• Historiquement, le Congo a expérimenté des formes de capitalisme d’État (Établissements Publics à Caractère Industriel et Commercial – EPIC).
• Il propose de transformer ces entreprises publiques en sociétés anonymes pour faciliter leur cotation en bourse et leur autonomie financière.
• L’État pourrait utiliser le Fonds Congolais d’Investissement pour gérer ses participations et investir dans des entreprises stratégiques.
• Ce modèle s’inspire des fonds souverains d’Angola et du Gabon, permettant à l’État de financer son développement tout en réduisant sa dépendance au pétrole.
Conclusion
Le capitalisme d’État, bien structuré, pourrait être une alternative efficace pour préparer l’après-pétrole et soutenir la transformation économique du Congo. L’auteur insiste sur la nécessité d’un cadre juridique et institutionnel adapté pour maximiser les bénéfices de cette approche.



