Dans ce document, Loïc Makosso et Muriel Guiouillier disent :
1. L’aide au développement doit évoluer
• L’aide au développement ne doit plus être perçue comme un simple outil d’assistanat, mais comme un levier stratégique pour la croissance.
• L’Afrique a connu une croissance économique importante, mais celle-ci ne s’est pas toujours traduite par un développement social durable.
• L’aide doit désormais être orientée vers des investissements qui permettent une transformation structurelle des économies africaines.
2. L’intégration du secteur privé est essentielle
• Le secteur privé représente les deux tiers des investissements en Afrique et est un acteur clé du développement économique.
• Il joue un rôle majeur dans la création d’emplois, l’innovation et la prise en charge de certains services essentiels.
• Pour maximiser l’impact de l’aide, il faut adapter les mécanismes de financement aux besoins des entreprises locales.
3. Des mécanismes de financement plus efficaces sont nécessaires
• L’aide au développement doit proposer des instruments financiers variés :
• Fonds d’investissement pour soutenir les PME
• Garanties bancaires pour faciliter l’accès au crédit
• Bonifications d’intérêts pour alléger le coût des financements
• Les Institutions de Financement du Développement (IFD) doivent renforcer leur soutien aux entreprises africaines en proposant des financements adaptés et un accompagnement stratégique.
4. L’État doit jouer un rôle de facilitateur et de régulateur
• L’État doit améliorer le climat des affaires en assouplissant la réglementation et en investissant dans les infrastructures.
• Il doit mettre en place des partenariats public-privé (PPP) pour financer des projets structurants et attirer les investisseurs.
• La création d’un fonds souverain permettrait de mobiliser des ressources supplémentaires pour financer l’économie et préparer l’après-pétrole.
Conclusion
Loïc Makosso et Muriel Guiouillier plaident pour une refonte de l’aide au développement afin qu’elle soutienne davantage le secteur privé et encourage l’investissement. Plutôt que d’être une source de dépendance, l’aide doit devenir un catalyseur de croissance économique et sociale en Afrique.



